dimanche 25 février 2018

Comment se défendre face à la méchanceté gratuite ?


  Il y a quelques temps, dans une réunion de famille, je croise une cousine qui m'a fait énormément de mal. A chaque fois que je la vois, elle me pose des questions « innocentes » à propos de moi avant de me lancer des méchancetés à la figure : comment va mon chat (qui est mort depuis des années), mon ex (qui m'a quittée il y a bien longtemps maintenant), d'anciennes amies (que la vie a éloigné de moi il y a plus de dix ans) ? Que répondre face à tant de bêtises et de méchancetés gratuite ? Ma famille ne dit jamais rien, personne ne la remet à sa place et même son petit ami feint de ne rien entendre ou remarquer. Personnellement, mon petit ami ferait ça, je l'engueulerais bien fort parce que la méchanceté gratuite, je ne peux pas. Alors, je ne réponds plus rien mais malgré tout, ça fait mal.
   
  Heureusement que les repas de famille sont assez rares. Mais que répondre ? Personnellement, si je n'étais pas bien élevée, ça se réglerait d'un bon coup de poing dans les dents ; à un moment, si la violence ne résoud rien, c'est parfois le dernier recours. J'ai beau chercher, je ne trouve pas de solution. La communication non violente ne fonctionne pas. Blesser également ne fonctionne pas. Hormis fuir et porter des boules Quies, il n'y a pas de réelles solutions. Je n'ai pas de temps à perdre avec des gens mal dans leur peau qui tentent de se prouver qu'ils valent quelque chose. C'est du domaine des psychiatres de traiter les pervers ou les psychotiques (au fond, qui sait si elle ne croit pas à son propre délire). Mais je me demande surtout quel exemple cela donne à des enfants de voir leur mère qui exprime tant de méchanceté par jalousie et par mal-être ? D'autant plus que leur père ne dit rien et feint de ne rien voir, tout comme le reste de la famille. Elle ne me pardonne pas, au fond, d'être bien dans ma peau mais elle oublie que ce sont des années de lutte pour m'en sortir. Oui, nous avons traversé des choses difficiles mais moi, je ne m'en suis jamais prise aux autre, j'ai fait du chemin, je me suis battue pour m'en sortir. Tant pis pour elle, elle se retrouvera seule lorsque ses parents ne seront plus là.

  Mais au fond, c'est général à notre société actuelle : la performance, prouver à soi et aux autres que l'on vaut plus (plus d'argent, de reconnaissance sociale, de performance, de derniers gadgets à la mode hors de prix) pour se sentir exister. Je crois que quelque part les gens ne parviennent plus à exister par eux-même. Sinon pourquoi rejettent-ils les gens différents de la norme sans chercher à comprendre ou se remettre en cause ? Je sais que c'est quelqu'un de très normatif qui passe son temps à se comparer aux autres. Sauf que moi, je ne suis plus vraiment dans ce genre de schémas depuis des années, solitude et travail sur moi-même obligent. Quelque part, c'est le signe que j'ai réussi et qu'elle me jalouse mais ça fait mal. Alors que faire sinon la blesser à mon tour en la ramenant à ce qu'elle est et imaginer que je lui mets un coup de poing dans les dents ? Jusqu'au jour où je vais vraiment lui mettre un coup de poing dans les dents. Je fuis les méchants et les envieux comme la peste, je n'ai pas de raison de me l'infliger au nom de la famille, si je peux appeler ma famille, une famille digne de ce nom.

vendredi 16 février 2018

Plaisirs solitaires

  Quelque chose change en moi. Depuis quelques temps, j'ai envie de vivre une vie plus normale. Sortir comme tout le monde. J'ai tenté OVS mais bon, ça marche moyen, on va être honnête, les gens y sont soit bizarres, soit ils ne veulent pas s'ouvrir à d'autres relations; même si on ne sait jamais sur qui on tombe. Une bonne surprise reste possible.


  De plus en plus souvent, j'ai envie d'avoir une vie sociale normale. Alors, je sors seule, faute de mieux. Le cinéma, c'est cool, mais on va être honnête, c'est tellement cher que c'est devenu un luxe. Plus de 10 € la place! Le pire, c'est que je crois que si la place était à 7 €, j'irai deux fois plus au cinéma et quand je vois les salles à moitié vide, je ne suis pas sûre que le calcul des cinémas soient bons. Bref...


Les restaurants, il m'arrive de prendre des choses à emporter mais j'avoue que franchement, l'hiver, j'ai plus envie de rester au chaud. L'autre jour, je suis allée manger un fish and chips, excellent d'ailleurs avec un patron sympa comme tout. Je devais aller au cinéma avant, il était tard, j'avais traîné et au final, j'ai décidé de prendre mon temps et d'aller à la séance suivante. Je ne l'ai pas pris à emporter et au final, j'ai bien fait. J'ai pris mon temps pour manger, je n'ai pas avalé ma portion en vitesse pour que ça ne refroidisse pas. Nous n'étions que deux dans le restaurant, un homme bien plus âgé que moi, seul également et le patron qui discutait avec le cuisinier. J'étais tranquille avec un livre et j'ai fini par prendre mon temps. Au final, ça a été, je ne me suis pas sentie seule, en réalité. On ne m'a pas posé de question, j'étais au fond entourée de gens aussi seuls que moi jusqu'à l'entrée d'une bande de lycéens qui ont pris des plats à emporter.


Au final, je ne l'ai pas mal vécu, pour une fois. Puis, je suis allée au cinéma avec mes pop corn et ma foi, ça m'a fait plaisir, la solitude ne s'est pas fait sentir plus que ça. Bien sûr, j'aurais préféré être accompagnée mais parce que les gens sont comme ils sont, je devrais en plus d'être seule me priver de sortie? Même si j'espère toujours lever les yeux sur un sourire qui donnera un bonjour automatique de ma part auquel on me répondra. Un jour qui sait?

jeudi 8 février 2018

Chômage et entourage 7 J'ai reçu une offre d'emploi

 Une personne de mon entourage m'énerve particulièrement à m'envoyer de temps en temps des offres d'emploi pour des emplois  de m...  qui vont plomber un peu plus mon cv à temps partiel mal payés et loin de chez moi.


  D'une, je suis capable de chercher des offres toute seule, je suis grande.
Deux, je pense que quand je dis que les "petits boulots", j'en ai ras le bol, j'ai assez donné et je sature, il faut l'entendre. Ce n'est pas un caprice mais j'ai passé l'âge des petits boulots et vu le système de Paul Emploi, c'est un coup à perdre plus d'argent qu'à en gagner (déjà que je ne peux pas me le permettre. Mon dernier emploi, ce sont mes tickets restaurant qui m'ont permis de boucler le budget). L'estime de soi dans les chaussettes parce que c'est le type d'emploi où on va être traité comme de la bouse (restauration rapide) ou l'emploi sur lequel j'ai postulé récemment et eu un entretien pour une réponse négative (mais retente! C'est ça!).


Et les "moi, à ta place, je le ferai!" dit par une personne qui n'a JAMAIS galéré de sa vie sauf un job d'été, j'ai envie de rire.


  Bref, les gens, vous me gonflez. J'accumule un peu trop les boulots qui me broient mentalement, émotionnellement, détruisent mon estime de moi-même et ma confiance en mes capacités et vous voulez m'envoyer sur des boulots "casse-gueule"? Ecoutez, prenez ma place et on en reparle ensuite. C'est facile à dire quand on a soi-même un boulot bien payé qui nous plaît depuis tellement d'années qu'on a oublié ce que c'est que de faire des petits boulots merdiques et mal payés.


En plus, suite à une offre sur lequel j'ai postulé, je suis tombé sur un recruteur qui me pose les habituelles questions bateau en insistant "mais vous n'avez pas trouvé de cdi??" "Vous savez, un cdd c'est un cdd" (oui, quand la personne revient, il se termine et je n'en suis pas encore rendue à assassiner les gens que je remplace pour avoir leur CDI) et me pose des questions à la con. J'étais disposée à y répondre, c'est le jeu. Mais il avait un ton condescendant au possible, du genre, je me sens bien supérieur et ta tête ton cv ne me revient pas mais je t'appelle quand même alors que j'ai autre chose à faire et qu'il ne m'intéresse pas du tout. Le gars qui me prend de haut et le pire, c'était son ton supérieur et suspicieux.  Déjà, il me dérangeait dans ce que je faisais (mais ce n'est pas de sa faute et ça arrive) mais dès qu'il a commencé à parler, c'était mort en ce qui me concerne, je ne le sentais pas du tout et je n'avais pas franchement envie de me déplacer à l'entretien pour lui dire non au final. Je me suis assez mordue les doigts par le passé de ne pas avoir écouté mon instinct pour refaire la même erreur. Il m'a sortie qu'il ne me sentait pas motivée (comment ne pas être blasée à un moment? Soit on nous appelle et on nous pose des questions cons pendant vingt minutes pour ne même pas aller à un entretien où on va me poser des questions tout aussi cons pour peut-être me prendre et me faire perdre dans tous les cas, une demie-journée. Tout ça pour ne jamais avoir de réponse pour au moins prévenir que je ne suis pas prise.), je lui ai dit que j'étais fatiguée parce que je n'allais pas lui répondre que je ne le sentais pas, que je suis fatiguée, déprimée et blasée du monde du travail dans lequel je doute de plus en plus de trouver une place. Il a un peu pris pour tous les autres mais ça devait fatalement tomber sur quelqu'un. Je ne sais pas si j'aurais potentiellement travaillé avec lui mais ça ne serait pas passé, je connais trop bien ce genre de personne, pas des patrons qui harcèlent mais le genre de personne pas aimable et pointilleuse sur tout et rien qui ne donne pas envie de se lever le matin et qu'on est heureux de voir enfermé dans son bureau. J'ai trop souffert de crétins au travail pour ne pas les éviter si je peux et je suis fatiguée physiquement, je me relève doucement, je ne veux plus retomber en semi dépression pour un smic, ça n'en vaut pas la peine. Je préfère un cdd de quelques jours pas intéressant à ça.

mercredi 31 janvier 2018

Janvier 2018

Bilan
- un nouvel an en demi-teinte entre la fatigue et la déprime passagère mais c'était sympa de le fêter avec des amis pour la première fois depuis bien longtemps
- fatigue et insomnies ne sont pas compatibles avec le travail. D'autant plus quand la crise d'insomnie survient la veille de la reprise du travail tant espérée.
- Fatigue extrême presque tout le mois pour cause d'insomnie et un peu de déprime qui a pointé son nez. Il a été difficile d'avancer dans ces conditions mais j'ai fait ce que je pouvais, notamment m'accorder une journée de césure à traîner en pyjama avec un livre à la main et des films, avant de mettre mon réveil matin et soir pour ne pas me coucher trop trop tard.
- je crois que j'ai cruellement besoin de vacances d'où ma déprime et ma fatigue plus un temps pas terrible. Mais pour ça, je dois d'abord travailler assez pour pouvoir me le permettre.





Relations
- Je me suis rendue plusieurs fois dans une grande enseigne qui vend des livres, bien connue, et plusieurs fois, le vigile a voulu vérifier mon sac. Pas de souci mais quand on se traîne toujours un livre dans le sac, la suspicion comme quoi "il est à vous, ce livre?" commence sérieusement à m'énerver. Certes, je ne suis pas du genre à abîmer mes livres mais on voit que le livre n'est pas neuf; de plus, quoi de plus logique que quelqu'un qui aime les livres se rende dans un magasin qui vend des livres avec un livre en cours de lecture dans son sac? Du coup, je ne sais pas comment sont faits leurs codes barre mais ça devient lassant vu que je ne pense pas toujours à signaler au vigile que j'ai un livre. Et ce climat de suspicion tout à fait nouveau me gonfle au plus haut point. Je sais qu'il y a des vols et que ça coûte cher mais bon, à un moment, stop! D'autant plus quand la personne en question a fait des achats et sort son livre dans l'entrée soit sous le nez du vigile.
- Peu de sorties qui m'intéressent sur OVS et j'ai dépensé un peu trop d'argent pour des choses pas essentielles mais qui font partie de ma liste de rêves pour plus tard qui s'amenuise. Tant pis, je ne suis pas sortie comme je l'aurais voulu mais de toutes façons, j'étais trop fatiguée pour ça. J'ai eu plusieurs fois l'envie de bouger mais j'étais bien trop fatiguée pour seulement bouger, j'ai laissé tomber à regret mais ce n'est que partie remise. Il y a eu trois week-end cet été où j'ai reçu/vu des amis mais ça a été mes seules vacances en un an. Jusqu'en janvier de cette année, ça me fait trois week-end de "fausses vacances" (pas des vraies donc, soit une semaine dans un lieu totalement inconnu et pas chez quelqu'un que je connais) sur un an et demie depuis l'été d'avant. Je soupçonne que ce ne soit clairement pas assez. Et le temps pourri, l'habituel bilan de début d'année ont fait déborder la coupe. Objectif numéro un prendre deux jours de vacances (pourquoi pas deux jours de suite pour économiser une chambre d'hôtel et aller sur deux endroits différents sur deux jours en rentrant chez moi avec tout le confort que ça signifie: pas de frais supplémentaires mais surtout pas de contraintes d'horaires ou autre); peut-être que si j'ai un coup de chance monumental, je ne partirai pas seule (oui, je peux rencontrer l'homme de ma vie demain matin en allant faire mes courses, non??). Je n'ai surtout pas la force de sortir seule ou avec des inconnus.
- J'ai quand même tenté une sortie OVS qui n'était pas trop tard. On n'était pas beaucoup dans un petit bar mais je n'ai vu personne. J'ai dit que le bar était petit?? Il n'y avait pas de fille et encore moins avec u cahier en main. J'ai attendu dans le froid avant de revenir voir puis partir, vu que la personne n'est pas venu et n'a pas prévenu. Bien sûr, elle n'avait pas donné son numéro pour changer. Je me suis dit que quitte à être sortie et au vu de l'heure, j'allais manger dehors mais impossible de trouver à manger à moins de 5 ou 6 € passé une certaine heure. Dommage, j'essaie de ne pas trop dépenser vu mes dernières dépenses mais un peu dépitée, j'ai quand même acheté un sandwich à prix d'or histoire de ne pas être sortie dans le froid pour rien. Mais il est où le problème des gens à la fin???
- J'ai tenté une sortie OVS plus tard malgré ma fatigue. Je suis partie un peu avant minuit mais je suis restée sur ma faim. Le groupe était vraiment sympathique mais au final, j'ai appris leur métier et où ils vivent, leur situation matrimoniale et leurs sorties OVS. D'accord mais au final, je ne sais rien de ce qui les intéresse dans la vie, leurs rêves, ce qui les fait vibrer, leurs valeurs, bref ce qu'ils sont. Pour le coup, je suis restée sur ma faim, une fois de plus mais je sais pourquoi.


Emploi
- on me propose un emploi urgent suite à un entretien entre noël et le premier de l'an (franchement, j'ai autre chose à faire que de cumuler les entretiens en sortant de noël) et on me rappelle début janvier en rentrant du nouvel an. Pas le temps de souffler, c'est soi-disant urgentissime pour commencer de suite et le vendredi en début d'après-midi toujours pas de nouvelles. Si c'est oui, je dois "juste" faire les courses et m'organiser parce que j'ai une vie accessoirement. Bref, ça me gonfle! Au final, je n'ai commencé le poste urgentissime pour hier que la deuxième semaine de janvier. Et en une journée, on m'a jugée comme pas assez bien pour être gardée. Cette attitude m'a plus atteinte que je l'aurais dû et ensuite, j'ai eu du mal à continuer à chercher du travail.


Conclusion
- déprime + rien qui avance + fatigue= j'ai passé pas mal de temps à me dire que la vie est une p.te mais d'un autre côté, comme j'ai décidé de ne pas passer la saint Valentin seule et que j'y crois dur comme fer, la roue VA tourner, c'est obligé.

mardi 30 janvier 2018

Chômage et entourage 6 Photos de malheur


Il y a peu de la famille a gentiment (je pense) proposé de me montrer leurs photos de vacances. J'ai tout aussi gentiment décliné. Parce que franchement:
- Je n'en ai rien à faire du tout, c'est cool, ils sont allés en vacances, je suis contente pour eux
- Je n'ai pas eu de vacances depuis près de dix ans donc forcément, ça me fait mal parce que j'en ai cruellement besoin mais je ne peux pas (si je pourrais mais ça veut dire me priver de tout toute l'année vu que mes revenus ne sont pas suffisants pour me permettre cette folie et partir seule, c'est ch...)

  Sauf que quand c'est de la famille qui m'envoie des emails tous les trois-quatre jours, je les regarde vite fait du coin de l'œil avant de les jeter. Que répondre?
a) C'est cool mais je m'en fous royalement. Moi, je n'ai pas eu de vacances depuis près de 10 ans sauf un we par ci par là chez des amis donc bon que voulez-vous que j'en fasse?
b) Mais gardez vos fichues photographies à la noix. Qu' est-ce que j'en à faire loutre (contracter les deux mots) ? Je ne sais plus ce que c'est que des vacances, entre les moments où je suis épuisée et où je n'en peux plus et ceux où je commence un contrat en espérant pouvoir enfin partir pour me rendre compte au bout du compte que j'ai 100 € de budget mais du coup, je n'ai plus d'épargne/ personne avec qui partir donc je laisse tomber.

  Je suis contente pour eux, tant mieux si eux peuvent partir. Mais m'agiter leur bonheur sous le nez, ça fait mal, voilà. Parce que je ne sais plus ce que c'est que des vacances, des vraies. Et que sauf miracle, ce n'est pas encore cette année que je vais en prendre alors que je m'épuise d'année en année. Et les c...annards qui me disent que je prendrai des vacances quand j'aurai un cdi (je rigole jaune), je leur mets mon pied là où je pense.

samedi 20 janvier 2018

On va sortir: Où est l'humain?

Il y a quelques temps, j'ai décidé de me bouger pour sortir un peu plus et qui sait, nouer de nouvelles amitiés. J'ai choisi une sortie qui me plaisait avec surtout des gens d'un certain âge (la cinquantaine). Je suis arrivée à l'heure et je n'ai jamais trouvé le groupe. J'ai fait cinq fois le tour des groupes de plus de quatre personnes (sur un groupe de vingt, j'ai supposé qu'au moins la moitié viendrait donc je cherchais un bon groupe) en demandant si c'était le groupe que je cherchais. A chaque fois, j'ai fait chou blanc. La sortie n'a pas été annulée, j'ai vérifié ensuite. Je suppose que dans le tas, j'ai croisé le fameux groupe OVS mais je suppose que ma tête ne leur revenait pas. Et puis, normalement, quand on organise 1) on donne son numéro de téléphone 2) on guette les gens qui ont l'air seuls, perdus, font le tour en cherchant quelque chose, regardent autour d'eux. Je ne sais pas mais pour moi, c'est logique, évident et juste normal de le faire. Bref, c'était une sortie où les gens étaient beaucoup à deux pour faire l'activité. J'ai hésité à prendre mes jambes à mon cou mais j'ai décidé de rester quand même, je me suis mise dans un coin et j'ai commencé à suivre les instructions dans mon coin tout en guettant une personne seule. Deux fois, je suis allée vers une personne seule, deux fois, elle attendait quelqu'un et n'est pas restée seule longtemps.


Personne n'est venu me voir pour savoir si j'attendais quelqu'un Personne du fameux groupe OVS n'est venu me demander si je ne faisais pas partie du groupe vu que j'étais seule On m'a poussée sans le faire exprès regarder mais personne ne m'a parlé/souri ou autre. J'ai suivi l'activité un moment seule, puis j'ai été m'asseoir puis je suis revenue sur la piste, histoire de m'amuser un peu quand même. La seule personne avec qui j'ai partagé quelque chose attendait quelqu'un et était seule du coup, mais c'est moi qui suis allée vers elle, moi qui lui ai parlé la première et un peu entretenu la conversation. Et dès que son ami est arrivé, il est parti sans dire au revoir ou autre. Je suis rentrée en larmes en me disant que je m'étais quand même un peu amusée parce que j'avais fait le nécessaire pour ça mais que j'aurais mieux fait de rester chez moi devant un film au lieu de me les geler, de devoir me dépêcher pour être à l'heure.


Et puis quoi? Depuis quand on laisse les gens seuls dans leur coin? Franchement? Déjà, de base, pourquoi l'organisateur de la sortie n'a pas donné de numéro de téléphone?? Je le fais TOUJOURS pour ma part, c'est tellement évident! Pourquoi n'a-t'il pas guetté pour "retrouver ses petits"? Personnellement, je le fais et je retrouve toujours mes petits à un moment ou un autre.
Et les gens? Ils voient une fille seule et pas une n'a l'idée de venir vers moi au bout d'un moment? Savoir si j'attends quelqu'un? Ou juste pour me proposer de faire un peu l'activité avec eux, donner un quart d'heure de son temps, c'est trop demander? Tout le monde ou presque m'a vu faire le tour des groupes, il n'y a pas eu une personne pour me reconnaître et demander si j'avais trouvé ce que je cherchais, pas une!
Personnellement, avant, quand je n'étais pas seule et que j'avais une vie sociale, avec ma meilleure amie de l'époque, on allait vers les gens seuls d'à peu près notre âge quand on allait danser. Une fois, on a rencontré une charmante jeune fille de notre âge qui sortait seule (aujourd'hui, je suppose qu'elle était aussi seule que moi) qu'on a invitée à se joindre à nous. Malheureusement, à un moment, on l'a perdue et on ne l'a jamais retrouvée (je suppose que même en étant avec nous, elle en a eu marre et est rentrée chez elle, je la comprends, je connais si bien ça); c'est super dommage, à l'époque, j'aurais bien voulu prendre son numéro pour qu'on se revoit.


Tout la soirée, j'ai médité sur cette phrase: Sois le changement que tu veux dans le monde. disait Gandhi. Sauf qu'il n'a pas dit ce qu'il faut faire si on est seul à tenter de faire bouger les choses et si les autres ne réagissent pas... J'en viens à penser que notre société est malade. Genre à noël, tout le monde faisait la gueule, pas un sourire, rien, alors que c'est normalement un moment où on est un peu détendu, non??
Au fond, le sous-titre est bien choisi: Reviens à la vie réelle.

vendredi 5 janvier 2018

Insatisfaits professionnels

Récemment, j'ai fait un petit contrat qui m'est resté en travers de la gorge. 35 h, CDD avec évolution possible en CDI, le blabla habituel en somme. Bon, ok, le poste semble intéressant, je me dis pourquoi pas. Un pseudo-entretien, on m'appelle la veille à 17 h 30 pour le lendemain 9 h (enfin, presque, il y avait un férié entre les deux, j'ai pu aller faire mes courses en catastrophe dans la matinée). Je me présente, tout le monde semble sympathique, je m'installe, on m'explique des trucs en un quart d'heure (standard, horaires de passage du facteur). Bref, le train-train habituel. Forcément, je ne connais pas trop le travail, il n'y a pas de procédures écrites (ça aide toujours un peu), la petite équipe n'est pas super disponible mais je m'adapte, je fais au mieux avec le téléphone qui sonne presque en permanence (on m'avait parlé de beaucoup de téléphone, c'est un peu différent...). J'ai déjà eu des postes comme ça et franchement, le travail n'avance pas vite vu qu'on est toujours coupé dans des tâches nouvelles qu'on ne maîtrise pas. Je ne sais pas, mais le sachant, j'aurais pris le téléphone une bonne partie de la journée le temps que ma collègue se fasse au poste. Sur un de mes boulots où le téléphone frisait le harcèlement téléphonique, au début, j'avais le téléphone les deux premières heures et on me délestait le reste de la journée, surtout que je ne connais pas les dossiers, les gens, les procédures; normal, en somme.

  Je fais au mieux sur un nouveau logiciel (en plus, pas compliqué mais quand même, ça s'ajoute). L'équipe est sympa, je me débrouille ou je demande si je ne trouve pas. A mon sens, ça va à peu près. Sauf que le chef de service me met sur une tâche que j'aurai à faire souvent: complexe, sur le logiciel inconnu, prise de tête. Bref, il me met un peu la pression mais déjà, on s'est mal compris au début, je fais des erreurs (normal quand on débute une tâche nouvelle) et avec le téléphone qui sonne en permanence et qui me coupe sans cesse, je n'avance pas franchement. Bref, au final, le soir, le verdict tombe: je ne suis pas gardée.

Donc en gros, si je retire les pauses café et la présentation de l'équipe, de l'activité et des outils, le patron m'a jugée en cinq heures! Quand je patauge allégrement, je le sais, je suis noyée ou si je ne suis pas à l'aise avec l'équipe, le fonctionnement, les outils, je le sais rapidement. Là, je ne comprends pas du tout. Certes, j'ai mis un peu de temps et j'ai mal compris quelques trucs, mais j'ai fait (bien) ce qu'on m'a demandé de faire. Il me fallait juste un peu de temps pour connaître les clients et l'environnement de travail particulier, refaire les tâches pour m'en imprégner, normal quoi. Mais on ne me l'a même pas laissé.

J'étais la troisième en peu de temps sur le poste. Le gars avant moi était resté une petite semaine, lui a eu un peu plus de temps pour s'habituer. On m'a parlé d'un gars très gentil mais un peu trop lent; j'avoue que ça ne m'a pas mis la puce à l'oreille, j'ai juste pensé qu'il était vraiment lent. Apparemment, il était plutôt jeune et sans réelle expérience professionnelle, au fond, c'était plausible. Sauf que je pense sincèrement que non, qu'il a fait de son mieux et que ce n'était pas le mouton à cinq pattes tant recherché qui sait tout tout de suite.


  Voilà comment je me suis sentie: une serpillère qu'on jette parce qu'elle n'absorbe pas assez. Alors, on passe à une autre, en espérant que ce sera mieux. Que leur ai-je répondu? Que je ne pouvais pas tout assimiler en deux jours comme ils l'espéraient, le chef avait pris sa décision de toutes manières donc ça n'avait guère d'importance: un jour de plus de travail ou pas ne changeait pas grand chose, sauf à avoir un jour de salaire en plus. Comment peut-on juger quelqu'un sur son travail en une journée? Franchement? A moins que ce ne soit sur une tâche très simple (et encore) ou qu'il y ait une bonne raison (comportement ou désintérêt qui fait que le patron sait que ça ne va pas être possible du tout dès le départ). C'est donc ça maintenant le monde du travail?? Marche de suite droit sans te perdre en route et sans avoir étudié un minimum la carte ou crève? Pas le droit à l'erreur, pas le droit d'avoir besoin d'un peu de temps pour apprendre, découvrir l'environnement? J'aurais vraiment échoué, j'aurais compris. Ca m'est arrivé de ne pas du tout y arriver sur un poste, d'être perdue mais là, il m'aurait juste fallu un petit peu de temps. Pour me calmer, je suis allée me balader pas très loin mais ce genre de mentalité m'énerve. Embauche une machine si tu veux que tout soit parfait dès le premier jour, pas un être humain qui ne connaît ni le logiciel ni le secteur d'activité. Je souhaite charitablement à ce patron, charmant au demeurant, d'embaucher encore plusieurs personnes et de bien se casser les dents de nouveau, pour peut-être enfin comprendre qu'on ne peut pas tout savoir ou comprendre du premier coup. Il est possible que ma tête ne lui revenait juste pas. Ca me semble l'explication la plus logique mais dans ce cas, j'aurais préféré un peu plus de franchise. Ce sont des choses qui arrivent.


Votre nouveau contrat de travail: le CDS, le Contrat à Durée Serpillière; essorable à l'infini jusqu'à usure complète ou envoi à la poubelle.